Le dossier publié par l’Insee en juillet 2026 apporte un éclairage particulièrement fort sur une idée simple : deux logements affichés au même prix ne produisent pas le même budget de vie. La performance énergétique, le type de bâti, le territoire et les revenus du ménage modifient profondément la charge réelle d’une adresse.

01 · LE CHIFFRE

470 000 ménages franciliens sont déjà vulnérables au titre de l’énergie du logement

Selon l’Insee, environ 470 000 ménages, soit 9,5 % des ménages franciliens, consacrent une part suffisamment élevée de leur revenu disponible aux dépenses énergétiques conventionnelles du logement pour être considérés comme vulnérables. Le seuil retenu est de 9,2 % du revenu disponible.

L’Île-de-France reste pourtant la région française la moins exposée : la moyenne nationale atteint 17,4 %. Autrement dit, le sujet n’est pas celui d’une région globalement défavorisée, mais celui de forts écarts entre ménages, logements et territoires.

Un couple étudie des documents de budget résidentiel dans un appartement lumineux en Île-de-France
LECTURE RÉSIDENTIELLELe vrai coût d’une adresse ne se lit pas seulement dans le prix affichéLe dossier Insee met en évidence de forts contrastes entre territoires, niveaux de revenus et types de logement.

À retenir : 9,5 % des ménages franciliens sont vulnérables au titre de l’énergie du logement, avec des écarts marqués entre départements et profils résidentiels.

02 · TERRITOIRE

La localisation agit directement sur la facture énergétique

La dépense énergétique conventionnelle moyenne des ménages franciliens s’établit à 1 570 € par an. Mais l’Insee observe des factures moyennes dépassant 2 160 € dans certains territoires situés aux franges de la région. La vulnérabilité est elle aussi plus fréquente dans les zones périphériques.

Ce résultat est essentiel pour la recherche résidentielle. Un territoire peut paraître plus accessible au regard du prix au mètre carré tout en exposant davantage à certains postes récurrents. L’Insee relève précisément que des ménages, contraints par leur budget, peuvent être conduits à se loger dans des zones périurbaines de grande couronne pour réduire le coût d’acquisition ou de location, alors que les logements énergivores y sont plus présents et que la facture énergétique peut être plus élevée.

03 · BÂTI

Maison, ancienneté, chauffage et DPE changent l’équation

L’étude montre que le type de logement n’est pas neutre : 12,9 % des ménages vivant en maison sont vulnérables, contre 8,2 % de ceux vivant en appartement. Les logements construits avant 1948 sont également davantage concernés : 13 % des ménages qui y résident sont vulnérables, contre moins de 5 % dans les logements construits après 2000.

Le DPE est encore plus parlant. La vulnérabilité touche environ 18 % des ménages vivant dans un logement classé F et 28 % dans un logement classé G. En grande couronne, elle peut atteindre 40 % pour les logements G. Plus de sept ménages vulnérables sur dix vivent dans un logement classé E, F ou G.

Rue résidentielle d’Île-de-France montrant le contraste entre bâti ancien et immeubles plus récents
BÂTI · TERRITOIREAncienneté du logement, type de bâti et localisation façonnent la facture réelleMaisons, logements anciens, chauffage et performance énergétique se combinent différemment selon les secteurs.

À retenir : la vulnérabilité touche davantage les maisons, les logements anciens et les biens les moins performants ; en grande couronne, le risque est encore plus marqué pour les logements classés F ou G.

04 · CITYZENZEN

Ce que cette étude change pour une recherche immobilière

Le dossier Insee ne teste pas CityZenZen et ne mesure pas la mobilité quotidienne. En revanche, il confirme de façon indépendante le cœur du raisonnement : pour comparer des adresses, il faut croiser le territoire, le bâti, la performance énergétique et la situation budgétaire du ménage.

CityZenZen prolonge cette logique en ajoutant le second grand coût induit par la localisation : la mobilité domicile–activité professionnelle. Une économie sur le prix d’achat peut être excellente, neutre ou trompeuse selon le DPE du bien, le mode de chauffage, la distance aux lieux d’activité professionnelle, le mode de transport, le stationnement et le nombre de trajets réalisés chaque semaine.

1Surface et budgetVérifier ce que le marché permet réellement d’acheter.
2Temps de trajetComparer les secteurs avec les contraintes quotidiennes du foyer.
3Énergie du logementLire la performance du bâti comme une dépense récurrente.
4MobilitéAjouter voiture, transports, carburant, parking et autres modes au raisonnement.
PASSER DE LA THÉORIE À VOTRE PROJET

Comparer les secteurs compatibles avec votre vie réelle

Budget, surface, lieux d’activité professionnelle et modes de déplacement.

Où habiter ?

SOURCES

Références et méthode

L’étude Insee mesure la vulnérabilité énergétique liée au logement à partir des dépenses conventionnelles du logement rapportées au revenu disponible. Elle ne mesure pas le coût des déplacements. Les développements sur la mobilité correspondent donc à l’approche propre de CityZenZen, qui prolonge l’analyse résidentielle en intégrant les trajets quotidiens.