Le DPE est souvent lu comme une étiquette réglementaire. L’étude Insee de juillet 2026 montre qu’il est aussi un indicateur de contrainte budgétaire. Plus la performance énergétique baisse, plus la part de ménages exposés à la vulnérabilité augmente.

01 · DPE

De 3 % de ménages vulnérables en B à 28 % en G

Selon l’Insee, environ 3 % des ménages franciliens vivant dans des logements classés B sont vulnérables. La part atteint 18 % pour les logements F et 28 % pour les logements G. En grande couronne, la vulnérabilité dans les logements G monte jusqu’à 40 %.

Plus de sept ménages vulnérables sur dix résident dans un logement classé E, F ou G. Le DPE n’est donc pas seulement une information technique : il renseigne le risque que les dépenses de chauffage et d’énergie deviennent lourdes au regard des revenus du foyer.

Un couple étudie les implications budgétaires de son projet immobilier dans un appartement lumineux
DÉCISION D’ACHATLe DPE doit être lu comme un indicateur budgétaire, pas comme une simple formalitéPerformance énergétique, travaux à prévoir et robustesse du budget doivent être pensés ensemble.

À retenir : selon l’Insee, la vulnérabilité concerne environ 3 % des ménages en logement B, 18 % en F et 28 % en G, avec des niveaux encore plus élevés en grande couronne.

02 · BÂTI ANCIEN

L’âge du logement accentue l’exposition

La vulnérabilité touche 13 % des ménages vivant dans un logement construit avant 1948, 11 % dans ceux construits entre 1948 et 1974, et moins de 5 % dans les logements construits après 2000. Plus de 1,16 million de logements franciliens ont été construits avant 1948.

Pour un acquéreur, cette donnée invite à regarder simultanément le prix d’achat, le DPE, le mode de chauffage, les travaux nécessaires et la capacité financière à absorber ces travaux. Un bien moins cher peut rester très pertinent, mais la décote doit être mise en face d’un budget de rénovation et d’exploitation.

03 · PRIX DE L’ÉNERGIE

Le scénario Insee montre la sensibilité du budget aux prix futurs

Entre 2021 et 2023, l’étude rappelle des hausses de prix de 45 % pour l’électricité, 71 % pour le gaz et 59 % pour le fioul. Dans une simulation où l’électricité, le gaz et le fioul augmenteraient uniformément de 50 % d’ici 2030 tandis que les revenus progresseraient de 10 %, 256 800 ménages supplémentaires basculeraient dans la vulnérabilité énergétique.

Le taux régional passerait de 9,5 % à 14,8 %. Cette simulation n’est pas une prévision : c’est un test de sensibilité. Elle montre à quel point la qualité énergétique d’un logement peut peser sur la robustesse d’un budget résidentiel.

Un couple étudie ses factures et son budget énergétique dans un logement lumineux
PRIX DE L’ÉNERGIEUne hausse durable des tarifs peut fragiliser rapidement un budget résidentielLe test de sensibilité de l’Insee rappelle que la qualité énergétique d’un logement compte encore davantage quand les prix montent.

À retenir : dans la simulation Insee, une hausse uniforme de 50 % des prix de l’électricité, du gaz et du fioul ferait progresser le taux régional de vulnérabilité de 9,5 % à 14,8 %.

04 · RÉNOVATION

La rénovation peut inverser la trajectoire

L’Insee teste trois scénarios. Une rénovation ciblée à l’horizon 2030 ramènerait le nombre de ménages vulnérables à environ 409 900. Une rénovation étendue le ramènerait à environ 373 000. Un scénario très ambitieux à l’horizon 2050, portant massivement sur les classes E, F, G et D, réduirait ce nombre à environ 232 400 ménages, soit un taux de vulnérabilité de 4,8 %.

Un couple échange avec un professionnel de la rénovation énergétique autour d’échantillons et de plans
RÉNOVATIONLa rénovation énergétique peut transformer la qualité d’usage et la solidité du budgetAu-delà du prix d’achat, il faut comparer le coût global d’un logement avant et après travaux.

À retenir : l’Insee montre qu’une rénovation ambitieuse pourrait réduire de moitié le nombre de ménages vulnérables en Île-de-France à l’horizon 2050.

05 · DÉCISION

Le DPE doit entrer dans la comparaison des adresses

CityZenZen n’a pas vocation à remplacer un audit énergétique ni un devis de travaux. En revanche, le guide résidentiel peut empêcher une erreur de raisonnement fréquente : retenir un secteur ou un logement uniquement parce que le prix d’achat rentre dans l’enveloppe.

La bonne question devient : après la mensualité, l’énergie du logement et la mobilité quotidienne, quel reste à vivre me reste-t-il ? Cette lecture met le DPE à sa juste place : non comme une note abstraite, mais comme l’un des paramètres de la décision résidentielle.

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SOURCES

Références et méthode

L’étude Insee mesure la vulnérabilité énergétique liée au logement à partir des dépenses conventionnelles du logement rapportées au revenu disponible. Elle ne mesure pas le coût des déplacements. Les développements sur la mobilité correspondent donc à l’approche propre de CityZenZen, qui prolonge l’analyse résidentielle en intégrant les trajets quotidiens.